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Les participants
aux débats organisés ont déjà développé, à travers leurs publications, les axes de réflexion suivants :
Olivier MONGIN
est directeur de la rédaction de la revue Esprit, auteur, entre autres, de La
Peur du vide (Seuil, coll. « La couleur des idées», 1991) et La Violence des
images (Seuil, coll. " La couleur des idées ", 1997).
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« L’un des problèmes est celui de la prise en compte d’autres matériaux
que ceux de la culture écrite alors que le défi des images est
redoublé par celui du numérique. »
« Les métaphores « publicitaires » que nous révérons ostensiblement
tendent un miroir plus ou moins déformant où se nichent les
utopies contemporaines. »
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« Le cinéma,
et, avec lui, le corps en mouvement, commence à perdre pied et
le studio de télévision à s’imposer comme l’habitacle universel.
On ne rit plus en résistant à des matières compactes mais en
essayant de tenir debout comme Jacques Tati. »
« Mais ce
« courant continu » du rire est le fait d’individus de moins en
moins inquiets de leur inscription dans une communauté. On ne se
heurte plus à l’adversité, on traverse d’immenses décors, et le
plateau de cinéma se confond avec le studio de télévision. »
« […] La
dimension corporelle et communautaire liée à l’expérience du
rire, celle que rend possible la sella, à la différence de
l’écran de télévision. »
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Lors du XVIème
Congrès national de la Société Sénégalaise d’ORL et de chirurgie
cervico-faciale qui s’est déroulée à Dakar le 04 aout 2007, le
Pr Momar GUEYE, Service de Psychiatrie, CHNU de Fann, Dakar a
tenté de mettre en exergue la chirurgie esthétique actuelle et le
rapport à l’image.
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« Malgré le coût
très élevé de plusieurs types de chirurgie esthétique, certains
patients n’hésitent pas. Peu importe le prix, ils sont déterminés
à atteindre leur but : la perfection qui est cette fausse image
que l’on voit à la télévision et dans les magasines. Ils portent
en eux le fantasme inconscient d’une image corporelle idéale. »
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Dans Anthropologie du contemporain et clinique du
sujet, parle aussi de ce rapport à l’image, d’abord dans l’inconscient
puis dans le réel avec l’exemple d’un cas « d’enfant-ancêtre » dont les
parents ont quitté leur pays d’origine pour venir habiter en France.
« Entendre la « culture » au singulier c’est entendre l’histoire, c’est
entendre la façon dont ces hommes et ces femmes se sont dépouillés d’une
partie d’eux-mêmes, se sont exilés du « propre » de leur culture, et se
confrontent en terre d’exil à cette dimension radicale qui est celle de se
révéler passeur de vie, loin du natal. »
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L'auteur parle ici d'une expérience professionnelle de clinicien, adossé
à la psychanalyse et à l'anthropologie, travaillant dans des espaces urbains
sis aux franges des aspects plus ordinaires et davantage policiés des villes
modernes.
Si le terme d'"errance" (errare/itinerare, l'erreur certes mais aussi
l'itinéraire) atteste d'un désordre de l'orientation des corps dans les
espaces publics, sa réalité actuelle nous fait rencontrer de jeunes sujets
redoutant plus que tout de se trouver retenus dans une demeure.
Là, de jeunes errants nous posent un défi, dans une indifférence à peine
triste, il nous reste et nous revient d'accompagner ces jeunes à s'inventer
un voyage et un pays. Y a t'il plus sévères visages que ceux de ces
adolescents sans lieu et sans espoirs. Notre obligation est bien de les
aider à tracer un sillon, une orientation de corps et de parole, de leur
redonner la gourmandise du contact humain. " |
Marie-José MONDZAIN est Directrice de recherche au CNRS.
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« Toute image ne fait-elle pas le deuil de son objet ? »
« Quand le commerce des images se transforme en gestion commerciale du
visible, il n’y a plus d’image et le marché des spectacles construit
l’empire des nouvelles barbaries. »
« Si l’image fait son œuvre librement au sein de notre culture, alors il
faut qu’avec elle s’inaugure une façon nouvelle d’utiliser nos sens, et
repenser totalement devant chaque œuvre l’énigmatique relation du voir avec
le toucher. »
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Dinah VERNANT
est médecin praticien hospitalier de l’Assistance publique des
hôpitaux de Paris. Elle exerce à l’Hôtel-Dieu, où elle a crée un
service de consultations pour adolescents en rupture.
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Madame,
je voudrais savoir pour une copine.
Une question pour un copain ou une copine est toujours
de l’ordre du très intime, de l’indicible, et réclame une extrême attention.
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Que voulez-vous savoir à
propos de votre copine ?
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Ma copine a regardé une
cassette porno et elle voudrait savoir si elle est encore vierge.
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Votre copine a regardé la
cassette avec son copain ?
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Non, elle n’a pas de
copain.
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Votre copine n’a jamais eu
de copain, ni avant, ni pendant, ni après avoir vu la cassette ? Et personne
n’a jamais voulu lui faire de mal sexuellement ?
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Non, jamais. Elle a jamais
eu de copain.
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Ce n’est pas parce qu’on
regarde une cassette pornographique que l’hymen (je lui expliquai de quoi il
s’agissait) se déchire. Votre copine est probablement toujours vierge. Le
mieux cependant serait qu’elle vienne me voir.
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