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Notre projet en détail, partant d'un constat d'ordre mondial :
Constatation d'une Situation Planétaire
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La télévision est devenue, au fil des années, un lien culturel collectif qui joue un rôle social majeur.[1]
Les pays en voie de développement ne sont pas en reste, même si la télévision ne joue pas encore un rôle majeur dans leurs sociétés. Les faits sont d’abord apparus aux Etats-Unis puis en Europe, et ils ne manqueront pas de se développer partout ailleurs, dans les pays qui accèdent progressivement, et ce pour toute leur population, à la diffusion médiatique de la télévision et des images qui bougent.
Dans les salons, les cuisines ou les chambres, les postes de télévision sont omniprésents. Ainsi, nous passons de plus en plus de temps les yeux rivés sur le petit écran et, selon certaines études, les enfants le regarderaient en moyenne entre 3 et 5 heures par jour.
Chaque année, le marché de la télévision brasse des millions d’euros payés par une publicité envahissante. Les émissions T.V. ne doivent pas coûter cher et doivent rapporter un maximum de revenus. Les actionnaires des grands opérateurs privés réclament des résultats financiers grandissants, tandis que le service public se débat maladroitement, tiraillé entre son rôle originel et une concurrence sans tabous. Dans ces conditions, l'achat de feuilletons, films, dessins animés, etc., de qualité médiocre, en provenance de fournisseurs pour la plupart américains devient une règle de productivité maximale. Le prix de revient de ces " œuvres " étant l'élément essentiel des choix programmatiques
; il s'en suit une faiblesse, voire une absence de scénarios ainsi que l'usage et la banalisation de la violence, du sexe, comme appâts, comme ingrédients indispensables pour palier aux impératifs économiques contraignants.
La question qui se pose est celle de la transmission. Quelles images véhiculent la télévision et les médias ? Quels messages transmettent-ils ? Comment ceux-ci sont-ils perçus par les téléspectateurs ? Quelle influence la télévision et les médias ont-ils sur nos vies ? Tout est question de délitement du sens de l’existence, de son travail et de sa transmission.
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USA |
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Des études américaines montrent le rôle néfaste que peuvent jouer des émissions violentes sur les comportements de certains enfants évoluant dans un environnement familial peu ou pas présent. Combien de parents, qui prétendent surveiller les programmes suivis par leurs enfants, peuvent affirmer que ceux-ci ne zappent pas ?
L'usage criminel de la violence par de jeunes enfants ou des adolescents, notamment aux USA, montre à quel point la situation s'aggrave. Nous pouvons illustrer ce fait avec deux exemples : l’affaire Colombine. Le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold, deux adolescents, perpétrèrent un massacre (ou School Shooting) avec des armes à feu à l'intérieur du lycée Columbine (« lycée des ancolies »), situé près de la ville de Littleton (Comté de Jefferson, État du Colorado, États-Unis d'Amérique). Douze lycéens et un professeur furent tués et vingt-quatre autres personnes furent plus ou moins grièvement blessées avant que Harris et Klebold se suicident, faisant de cet évènement la fusillade écolière la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis jusqu'en 2007, le 16 avril, avec le massacre par un sud-coréen, Cho Seung-hui, de 33 personnes à l'université de Virginia Tech.
La fusillade de Columbine provoqua un très grand émoi aux États-Unis et créa une psychose sociale sur le terrorisme. Elle souleva de nombreux débats sur le contrôle des armes à feu, la sécurité dans les écoles, l'impact des jeux vidéo, de la musique et des films considérés comme violents aux États-Unis. De nombreuses fictions, films ou livres, s'inspirèrent ou mirent en scène le massacre de Columbine dont les plus célèbres sont Bowling for Columbine de Michael Moore et Elephant de Gus Van Sant.[2]
Il s'agit là d'un problème de société qui ne peut laisser indifférent personne, pas même les responsables du monde des entreprises, des producteurs, etc. et quel qu'en soit le coût financier, car le coût social est lui immense.
Le problème est là, devant nous ! Est-ce une fatalité ? Cette situation est-elle irréversible ? Sommes-nous condamnés à subir cette violence et ses conséquences ?
Lutter contre la violence à l’écran est devenu une préoccupation mondiale. Comme la distribution des productions audiovisuelles et des produits multimédias a pris une ampleur internationale, elle requiert, de ce fait, une entente à l’échelle de toutes les nations. Le point crucial à cet égard est de savoir comment sauvegarder la précieuse et fondamentale liberté de l’être humain, sa liberté d’expression, telle que la définit l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La solution à ce problème relève d’une responsabilité de tous les acteurs impliqués dans l’institution télévisuelle, et bien au delà.
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EUROPE
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L’Europe et la France ne sont pas en reste concernant ce problème de violence grandissante et de recherche d’identité qui les touche aussi aujourd’hui, ni sur les constatations y afférentes.
On sait tout le temps que passent nos enfants devant la télévision. Grâce à différentes études qui évaluent ce temps à 4 heures en moyenne par jour, on comprend mieux le rôle que celle-ci peut jouer sur leur " éducation ".
Violence à l'école: article de Libération, du 23/12/06 de S. CABUT, V. SOULE
Si les chiffres ne montrent pas une explosion du phénomène, l'école n'est plus un sanctuaire et les «incivilités» se généralisent.
L'école ferait-elle peur ? A peine connue la nouvelle du décès d'un élève au collège Albert-Camus de Meaux (Seine-et-Marne), l'hypothèse d'un nouveau drame de la violence scolaire était présentée comme certaine. Or le jeune Carl a bien été frappé, mais sa mort,
comme l'a révélé l'autopsie, est due à une malformation cardiaque. Même si les chiffres de la violence scolaire ne bougent guère, l'école a désormais mauvaise réputation. «L'école a perdu son image de sanctuaire, c'est le grand changement, affirme Elizabeth Johnston, responsable sur le Net du Forum européen pour la sécurité urbaine. La violence du dehors, celle de la rue et des quartiers, est entrée dans les établissements, il y a de moins en moins de barrières. Du coup, l'école devient un lieu comme un autre. Et l'on y autorise la présence de policiers», allusion à la possibilité désormais pour les chefs d'établissement de les faire venir en cas d'infraction.
La plupart des experts écartent une explosion de violence ces dernières années, même si la sur-médiatisation de certains événements comme l'agression de l'enseignante Karen Montet-Toutain tend à l'accréditer. Les faits graves, avec arme par exemple, restent rares. «Il y a dix ans, nous avions 3 500 affaires par an d'enseignants victimes de violence. Nous en avons le même nombre aujourd'hui. Parmi ceux-ci, on a deux cas extrêmes», explique Roger Crucq, vice-président de la Fédération des autonomes de solidarité, une association de défense des personnels de l'Education nationale qui compte plus de 600 000 adhérents. Les bagarres «banales» entre élèves n'ont pas non plus augmenté. «Environ 33 % des ados se sont déjà bagarrés. La proportion est la même en milieu urbain que rural, et il n'y a pas eu d'augmentation entre 1999 et 2003», confirme Marie Choquet, directrice de recherche à l'unité 669 de l'Inserm, qui a mené une étude sur 15 000 jeunes. Dans la moitié des cas, ces violences se déroulent à l'école, dans les collèges principalement.
Mais tous soulignent la généralisation des «incivilités», insultes, vols et rackets, voire bagarres aux portes de l'école. D'autant que, même si les établissements les interdisent souvent, de nombreux élèves viennent avec des portables ou des iPod. «La violence est devenue chronique, explique Marie Raynal, qui dirige la revue Diversité du CNDP, et, de la même façon que de plus en plus de mineurs sont impliqués dans des actes de violence en ville, les élèves sont agressifs plus tôt.»
Ceci met en scène l’effet de sidération sur les individus des images qui bougent.
Pour Marie Raynal, la peur des parents face aux problèmes, réels ou fantasmés, de violence
font de l'école une chambre d'écho .
Les spécialistes s'alarment d'autres formes de violences juvéniles. «Depuis deux ans, nous constatons une augmentation des violences et de l'agressivité chez les moins de quinze ans, affirme le psychiatre Xavier Pommereau, qui dirige un centre pour adolescents en difficulté au CHU de Bordeaux. On note une proportion inquiétante de filles, et c'est nouveau. Traditionnellement, elles ont plutôt des violences intériorisées :
elles fuguent, prennent des médicaments, se scarifient... Maintenant, certaines projettent cette agressivité hors d'elles, comme les garçons. Et elles sont incapables d'expliquer leur geste, si ce n'est qu'elles ont "pété les plombs".»
Pour Xavier Pommereau, le milieu scolaire n'est qu'une «chambre d'écho» de phénomènes qui peuvent se produire n'importe où, parmi les 15 % d'adolescents qui vont mal. «Il faut arrêter de stigmatiser parents et enseignants, s'agace-t-il. Certains ont démissionné, mais la plupart sont débordés. Les comportements violents sont un problème plus général de société. Les adolescents ont besoin que les adultes leur définissent des limites.» Et c'est là que le bât blesse, selon le Dr Pommereau, qui met en cause l'effacement des limites, permis par l'Internet et la mondialisation, mais aussi le manque d'implication des citoyens. «Avant, quand un passant voyait un ado faire une bêtise dans la rue, il lui disait. Aujourd'hui, on appelle police-secours.
"On marche sur la tête", s'emporte le psychiatre. Les politiques de tous bords ne doivent pas se contenter de trouver des pansements en période préélectorale. Il y aurait une réflexion collective à mener.»
Nous constatons que dans la plupart des cas de violence, le jeune agit avant de penser. En France, par exemple, la vente d’armes n’est pas libre, mais cela ne supprime pas le problème qui apparaît par conséquent différemment, sous la forme d’incivilité, de dégradation du rapport avec les adultes et la société.
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L'effet des jeux vidéo associés à des émissons T.V
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Des études américaines montrent un changement de l’usage des jeux violents après la dérégulation aux États-Unis. Avant le développement des produits dérivés de programmes télévisés, les enfants contrôlaient leurs jeux et en déterminaient les modalités à partir de leurs propres thèmes, personnages et dénouement. Après la déréglementation, les jeux des enfants sont beaucoup plus liés au script télévisuel, ils deviennent répétitifs et leurs dénouements violents sont le calque de ceux vus à la télévision. Les capacités créatrices de l’enfant en seraient diminuées. Si les enfants apprennent par le jeu, alors les paramètres du contenu comptent, et ceux qui dominent, pour les garçons notamment, sont ceux de la violence, avec le marketing de la guerre et la peur de l’autre comme moteur de l’action. À cela s’ajoutent des identifications sexuelles stéréotypées.
Face à ces phénomènes et à leur incidence sur la culture des jeunes du monde entier, un certain nombre de conséquences paraissent préoccupantes : les enfants peuvent penser que consommer des jouets et jouer sont synonymes ; ils sont amenés à croire que la publicité et la fiction sont des programmes de divertissement, sans être conscients du projet commercial sous-jacent ; ils peuvent être acculturés à la violence, à la xénophobie et au sexisme.
Lutter contre la violence à l’écran est devenu une préoccupation mondiale. Comme la distribution des productions audiovisuelles et des produits multimédias a pris une ampleur internationale, elle requiert, de ce fait, une entente à l’échelle de toutes les nations. Le point crucial à cet égard est de savoir comment sauvegarder la précieuse et fondamentale liberté de l’être humain, sa liberté d’expression, telle que la définit l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La solution à ce problème relève d’une responsabilité de tous les acteurs impliqués dans l’institution télévisuelle, et bien au delà.
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